mercredi 10 juin 2009

Karel de Stoute




Rassurez-vous, ce monsieur vous est connu: il s'agit de Charles le Téméraire, fastueux et dernier duc de Bourgogne, à l'honneur dans une superbe expo à Bruges.


Je le trouve tout à fait séduisant, avec son collier de la Toison d'or, peint par Van Der Weyden. Il aimait le luxe, le grand luxe, et cette expo rassemble de nombreux objets "usuels" de la cour de Bourgogne, bijoux, échiquiers, vaisselle, vêtements et même matériel de camping pour aller à la guerre, qui ne cédait en rien au faste du sultan de Constantinople, tentes en soie ornées de tapisseries... J'aimais particulièrement un petit chapeau rond orné de perles et de plumes, absolument ravissant, mais je ne trouve nulle part de photo à vous transmettre (sauf dans le catalogue à 37 euros, que je n'ai pas acheté); et aussi cette mode des tuniques cintrées pour les hommes...


Se promener dans Bruges, c'est comme voyager à l'étranger: on y parle soit flamand (normal) soit anglais. J'avais oublié combien cette ville est belle, probablement une des plus belles d'Europe, avec Prague et St Pétersbourg. Cracovie et Varsovie peuvent aller se cacher. Quitte à paraître un peu chauvine, j'ai craqué pour les premières moules de l'année, et vraiment, les bouchots peuvent aller se cacher aussi...

mardi 5 mai 2009

Fabienne Verdier




Une biographie qui m'a attirée par son originalité... A 20 ans, partir dans la Chine communiste, émergeant à peine de la révolution culturelle, à la recherche de l'enseignement des grands maîtres d'autrefois, peintres et calligraphes, désormais marginalisés. Elève dans une école du Sichuan dirigentée par le Parti, elle survit tant bien que mal dans la saleté, la promiscuité et le système inquisitorial de l'époque. Sa ténacité paie: elle finit par rencontrer de vieux maîtres qui lui transmettent un savoir ancestral sur le point de se perdre. De même elle voyage au Yunnan et vit quelques temps auprès des minorités Miao et Yi, persécutées par le pouvoir, dont les antiques traditions - signes d'arriération - sont combattues avec cruauté. Actuellement ces traditions ne perdurent plus que par un tourisme d'opérette (le Parc des Minorités à Kunming, que j'ai visité)

Je lui laisse la parole:

"Je suis de ces quelques derniers peintres à croire encore avec ferveur à la transmission des puissances de l'esprit en un coup de pinceau".

Photo: une figurante du parc des minorités près de Kunming

lundi 27 avril 2009

De Van Dyck à Belloto




Pas que j'aime spécialement Van Dyck...Mais la culture, c'est la culture ! Expo phare actuellement à Bozar à BXL, la collection de la maison de Savoie, en attendant une réfection de la célèbre galerie Sabauda à Turin.
Pour Sorin, avec qui j'ai parcouru la plupart des grands musées européens, l'art commençait vers 1850 - si bien qu'un grand trou s'est formé dans ma connaissance de la peinture, que je commence seulement à combler.


Rien qui m'ait particulièrement émue, si ce n'est quelques portraits et de splendides tapisseries; et aussi un très beau Breughel de Velours ou une vue de Turin par Bellotto, à la manière de Canaletto. Réflexion sur l'influence de la mode en art, très indépendante de la technique: coups de brosse magistraux pour représenter des thèmes grandiloquents qui ne nous touchent plus maintenant...

mercredi 18 février 2009

El Escorial




Un pélerinage... parce qu'en fait, je me souvenais de tout ! Après 25 ans ! Je m'épate moi-même... Ce qui est différent, c'est que cette fois j'y suis allée en train de banlieue (en 83 avec ma voiture); c'est une belle expérience: Madrid est une ville compacte, et tout d'un coup, les lotissements et les tours font place à une lande pierreuse, avec juste quelques oliviers. Le monastère se voit de loin, c'est une approche progressive pleine de charme.


En sortant de la gare, on a tout de suite accès à un superbe parc, qu'il faut traverser dans toute sa longueur pour accéder au monastère. Tout autre chose que la route où défilent les voitures...


Le monastère n'a pas changé (pouquoi changerait-il ? Il survit à l'histoire): toujours aussi froid (rien à voir avec la température), aussi écrasant, aussi hautain, à l'image de Philippe II, son bâtisseur. Un luxe austère, presqu'inhumain. Mais grâce à Dieu, aujourd'hui, des enfants jouent au ballon sur l'esplanade...


J'ai réservé mon admiration pour les tableaux d'El Greco et d'El Bosco, perdus dans ce tombeau géant...
Et c'est ainsi que se termine mon escapade madrilène....

Starbucks Coffee




Voici ma chronique architecturale... Que vous alliez au bout du monde, à Londres, à Paris ou à Bruxelles, rendez-vous avec la mondialisation - ou plutôt avec l'américanisation. Starbucks est partout, et je ne sais s'il faut s'en réjouir. Café sans personnalité. A Madrid, il y en a autant qu'à New York - toutes proportions gardées. Bientôt ils remplaceront les bars à tapas...

Le palais royal


Si je n'ai pas vu le musée d'Amérique, c'est parce qu'il est loin du centre; par contre j'ai arpenté la ville en tous sens, flâné sur toutes les places, et forcément rencontré l'incontournable palais royal. Je l'ai même visité ! On se demande bien à quoi peuvent servir ces palais dans lesquels on ne croise que des touristes, et qui ne sont pas habités, même dans les pays où il y a un roi... M'enfin !

Le luxe habituel, et l'absence de réel confort, comme d'hab...

Le musée d'Amérique


Eh bien celui-là, je ne l'ai pas vu... Dommage, parce qu'il renferme quelques vestiges mayas, et surtout l'un des quatre codex ayant survécu aux autodafés des missionnaires espagnols...
Mais pas sûr qu'il soit exposé au grand public !