mercredi 18 février 2009

Le musée d'Amérique


Eh bien celui-là, je ne l'ai pas vu... Dommage, parce qu'il renferme quelques vestiges mayas, et surtout l'un des quatre codex ayant survécu aux autodafés des missionnaires espagnols...
Mais pas sûr qu'il soit exposé au grand public !

Le musée archéologique




Pour celui-là, je joue de chance. En complète réfection, échafaudages et grues partout, il a réduit ses collections au minimum et présente uniquement les "must", ce qui m'évite de les chercher dans un dédale de salles !


C'est ma première visite, à part Marie, ni mes enfants ni Sorin n'avaient de l'intérêt pour l'archéologie. Pourtant il y a ici des trésors célèbres, la dame d'Elche par exemple, et le trésor de Guarrazar, où l'on a retrouvé les bijoux d'un roi Wisigoth au nom imprononçable.


J'ai juste manqué la reproduction de la grotte préhistorique d'Altamira, qui n'était pas visible. Un coup monté, car lors de mon passage à Altamira (en 83), la grotte était fermée au public... Je mourrai sans l'avoir vue !

Le musée Reina Sofia




Eh oui, encore un... Ce qui est bien, à Madrid, c'est que les musées ferment tard, 20 ou 21h; ça laisse le temps de s'organiser !


Le Reina Sofia est consacré à la peinture moderne et contemporaine; surtout visité pour le "Guernica" de Picasso et les nombreux Dali. Je n'avais rien oublié, même l'agencement des salles... Par contre, ce qui a éveillé mon intérêt, ce sont les nombreux extraits de films projetés un peu partout, des Bunuel, des Lumière, des actualités de la guerre civile. Et aussi une salle complète consacrée aux photos de Robert Capa, dont celle-ci, 1000 fois médiatisée.

mardi 17 février 2009

La Sombra







L'ombre, expo temporaire au Thyssen-Bornemisza, qui présente un choix de tableaux montrant l'utilisation de l'ombre dans chaque courant de peinture. Très intéressant, mais ce que j'ai préféré, c'est la première partie. La peinture aurait été inventée par une jeune fille amoureuse qui aurait dessiné le profil de son aimé en suivant son ombre sur le mur... Charmant, non ?



Illustrations: la légende; un portrait bien dans le thème; et puis un tableau soviétique fascinant: agrandissez-le. No comment.

Le musée Thyssen-Bornemisza




Mon amie Nicole V., qui n'est pas particulièrement une "bête à musées", me confiait récemment qu'après une visite guidée en groupe, elle avait éprouvé le besoin de recommencer seule le circuit, tellement elle était fascinée par les tableaux exposés. C'est que ce musée - peut-être un des plus beaux du monde - dégage une impression de qualité et de plénitude particulièrement rare.


Les collections ont été rassemblées par Heinrich Thyssen-Bornemisza (un millionnaire allemand de l'acier), son fils Hans Heinrich, et complétées par Carmen Cervera, la cinquième épouse de ce dernier. 900 oeuvres transportées à Madrid en 1992 et installées dans le palais néoclassique de Villahermosa en face du Prado. Elles font maintenant partie du patrimoine national espagnol...


Ce qui caractérise ces collections, c'est qu'elles englobent toutes les périodes de la peinture, avec une prédilection pour l'école hollandaise et l'expressionisme. On y trouve tous les grands noms - tel ce Bacon qui n'a pas quitté son mur pour l'expo du Prado, ou des Nolde sublimes qui n'ont pas été à Paris, ou encore un des plus beaux Dali que je connaisse.


J'ai visité ce musée avec Sorin, peu après son ouverture, et j'avais déjà été frappée par cet éclectisme qui survolait les périodes et les continents, comme par exemple ces nombreuses acquisitions nord-américaines, dont on apprécie seulement la valeur maintenant. Même Sorin, pour qui l'art ne commence réellement qu'à la fin du 19ème siècle, s'était attardé dans les salles consacrées aux périodes précédentes.


Et ce vendredi, je me posais la question: qu'est-ce qui relie entre elles ces oeuvres en apparence si disparates - et pas toujours de grands noms ?? Le bon goût, tout simplement, un goût très sûr, dans la reconnaissance de la beauté à l'état pur.


Allez, je vous mets mon Dali préféré et un Nolde divin, et si vous êtes curieux, allez sur le site du musée




lundi 16 février 2009

Le Prado







Que dire encore du Prado sinon que c'est la plus belle collection au monde de peinture espagnole ? Que c'est un enchantement de Velasquez, Zurbaran, Ribera et surtout du Greco et de Goya... Que les chefs d'oeuvre flamands ou italiens ne manquent pas, notamment El Bosco (notre Jérôme Bosch) et des Patinir (notre Patenier, wallon celui-là), au bleu inimitable. Et bien sûr, ce résumé est ridiculement incomplet. De même que les illustrations que j'ai choisies...

Bacon au Prado




(non Jérôme, il ne s'agit pas de jambon, même si je raffole du jambon sec espagnol)


Donc, rétrospective Francis Bacon au Prado, après Londres et avant New York. Un must, évidemment. Même si je connaissais la plupart des oeuvres, les voir réunies, ça leur donne une force incomparable. D'autant plus que les toiles de Bacon sont dispersées dans le monde entier et qu'on voit très rarement les pièces issues de collections particulières... En prime des documents personnels du peintre, qui montrent sa façon de faire, à partir de photos, montages ou collages, à l'opposé parfait d'une spontanéité qu'on lui prête souvent.
Photos: lun des très célèbres portraits d'Innocent X, d'après Velasquez; et l'un des triptyques de la Crucifixion (qui fit scandale en son temps, 1962)